Mardi 4 décembre 2007

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Mercredi 14 novembre 2007
                                     Amer béton

Noiro et Blanco sont deux orphelins unis comme des frères qui veillent sur la ville de Takara (trésor en japonais) dont ils sont le cœur, les poumons mais aussi le bras armé qui frappe avec une violence féroce tout ceux qui veulent s’en emparer .Yakuzas, entrepreneurs de parcs d’attractions  peu scrupuleux  ou  bien tueurs fanatiques, ils désirent tous éliminer ces deux « chats » qui entravent leurs rêves de pouvoir et de domination sur les murs de béton.
 
Dans Amer Béton toutes les valeurs  sont inversées et mouvantes  et la ville est un personnage encore plus vivant que ses habitants  où les humains deviennent des rats, des tigres et parfois même des papillons. Noiro et Blanco sont des enfants très différent , à la fois le pile et le face d’une même pièce, le ying et le yang, l’ombre et la lumière, le rêve et la réalité, ils forment l’un pour l’autre la pièce manquante d’un seul et  même puzzle . On pourra ressentir à la fois l’influence du Peter Pan de Barrie dans cette œuvre ainsi que du Moebius de l’époque Arzach dans le graphisme assez underground de ce manga .UN MANGA ? Et oui, un manga exubérant et foisonnant de symbolique (dont on regrettera que Tonkam n’ait pas chercher à faire l’analyse comme l’a fait Delcourt pour ping-pong une autre œuvre de l’auteur) qui fait sauter tous les préjugés sur l’envahisseur Nippon. On pourra regretter que le festival d’Angoulême ait récompensé  un manga sans grand intérêt comme prix du meilleur album « NoNonbâ » alors qu’une œuvre aussi magistrale que Amer Béton soit passée inaperçu en France. Il aura fallu plus de 10 ans et une adaptation animée actuellement au cinéma pour que  Tonkam  daigne ressortir en intégrale ce monument de la bande dessinée internationale. Taiyô Matsumoto a su fusionner magistralement les influences graphiques et narratives de tous les continents et créer un univers unique où se mêle un onirisme « Murakamien » et une  violence  sans concession digne de de Takeshi Kitano.
 
« Dans ce monde il n’y a ni bien ni mal, il n’y a que la vérité … ou le mensonge »
 mr gnoux        
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Mardi 16 octobre 2007

« LA ZONE D'INCONFORT », Jonathan FRANZEN, éditions de l'Olivier.

 

Après « Les Corrections », auscultation des névroses familiales de la middle-class américaine, Jonathan FRANZEN revient avec un recueil de nouvelles, où il nous parle cette fois de SA famille, de SA jeunesse, de SES premiers amours, et on peut dire que les névroses ne sont pas loin non plus.

Dans la première nouvelle, il nous avoue sa difficulté à vendre la maison familiale après le décès de sa mère. Difficile, car il doit jongler entre la promesse faite à sa mère de la vendre « à un prix scandaleux », et son incapacité à savoir prendre une bonne décision.

Sans réel fil conducteur, avec sensibilité et humour, et sans se prendre au sérieux, Jonathan FRANZEN doute, s'interroge, et bien souvent ne trouve pas sa place. Jonathan FRANZEN jeune, c'était celui auquel on ne faisait pas attention, celui qui se réfugiait dans « Charlie Brown » quand ses camarades jouaient au ballon, celui qui après un dur travail d'approche arrive enfin à embrasser la fille après laquelle il court, mais qui n'osera pas aller plus loin (sa fameuse Technique de la Passivité). Bien d'autres anecdotes nous ferons découvrir l'écrivain sous un jour pas toujours glorieux, mais tellement humain.

En parallèle à son histoire personnelle, Jonathan FRANZEN fait des rapprochement avec son époque : même si sa jeunesse prend des airs de paradis perdu, il n'est pas dupe, son enfance protégée coïncide avec la guerre du Vietnam; sa passion pour les oiseaux (ce qu'il appelle son « problème oiseau ») ne survivra pas longtemps si les Etats-Unis refusent de signer le protocole de Kyoto.

Bref, aussi bien par l'intimité de ses histoires que par sa conscience du monde, Jonathan FRANZEN donne un caractère universel à sa vie, et c'est sans doute ce qui la rend si attachante.

                                                                                                                                            -Loran-

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Dimanche 14 octobre 2007

C'est en ce 14 octobre de l'an 2007 que voit le jour "ARTICULE", merveilleux blog, s'il en est , consacré à la Culture avec un grand C !!! 
Oui msieurs dames, de nos jours le mot Culture ne veut plus rien dire et se monnaye à chaque coin de rue... J'en veux pour preuve ces journaux à scandales montrant la dernière verrue d'une grande actrice américaine, des grandes enseignes de magasin ayant pour leitmotiv la culture et vendant "plus belle la vie" à des abrutis incapables de prononcer workbook ou scrap-booking... C'est plus la culture du pognon que celle des esprits ! (pas mal celle là hein?!!) Bref... Tout ça pour dire que de nos jours, braves gens, la culture est menacée. Le monde à besoin de personnes capables de réintrouire la culture dans les moeurs, de redéfinir ce qu'est la culture... De valeureux guerriers des lettres prêt à sacrifier leurs neurones pour découvrir la perle rare dans les méandres du labyrinthe de bouses produites aujourd'hui!... Je vous ai choisis vous, valeureux compagnons, parce que je sais que vous en êtes capables! 
Et puis aussi parce que je connais personnes d'autres...
J'attends de nous que nous échangions sur nos coups de coeur du moment, plus particulièrement sur les livres il est vrai mais si vous avez d'autres révélations à nous faire n'hésitez point. 
J'espères que ce site prospèrera longtemps et qu'il y aura plus d'un article posté par an, sachant que Delphine va "pondre" (cf Fred) dans pas longtemps, elle ne saura plus ce qu'est le repos, sachant également que Laurent déménageant bientôt chez les Canaries (D2 D2 D2!!!) ne se souviendra même plus de nous... En même temps étant maintenant unis devant Dieu à la ravissante Sonia, finit les câlins donc il aura que ça à foutre de lire!!!...
Bon pour conclure, essayez d'écrire proprement, dee pas faire de fautes, de mettre les majuscules là où il y en a besoin, bref de pas paraître plus poitevins ou angevins que vous l'êtes déjà!!! 
Bonne lecture mes amis!

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Dimanche 14 octobre 2007

L’Evangile selon Satan de Patrick GRAHAM éditions Anne CARRIERE

 

Prix de la maison de la presse 2007

 

On croyait que Dan BROWN avait révolutionné le genre du thriller avec son Da Vinci Code ; on se rend compte, après avoir lu ce livre, qu’il en avait à peine dépoussiéré la surface… Ce livre est un voyage entre le XIVe et le XXIe siècle, troublant, haletant, dérangeant presque... Patrick GRAHAM, avec ce premier roman, montre qu’il est encore possible aujourd’hui de surprendre et d’enthousiasmer les néophytes comme les inconditionnels du thriller. Un bon livre à lire cet hiver au coin du feu !

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